Neuer frustre mbappé et brise la malédiction real: 40 ans, 9 arrêts, une leçon

Manuel Neuer a transformé le Bernabéu en salle de classe mardi soir. À 40 ans, il a livré une démonstration de goalkeeping qui restera dans les manuals : 9 parades, 0 faute, 1 victoire 2-1 pour le Bayern contre Real Madrid, et une série de neuf matches sans succès contre le club roi effacée d’un coup de gant.

Le chiffre est là, imparable : 9 arrêts, dont deux en face-à-face avec Vinicius et un reflexe latéral sur Mbappé qui a frôlé le scandal. Le Français a fini par marquer, certes, mais sur un dégagement manqué d’Upamecano, pas en duel direct. Neuer a même eu le temps de plaisanter à la caméra Prime Video : « C’est une indécence, c’est une faute de gardien », lâche-t-il en parlant du but encaissé, comme si le seul véritable exploit autorisé ce soir-là était le sien.

La malédiction vinicius brisée en 12 mètres

Minute 61 : Upamecano rate son interception, Vinicius se présente seul. Le Brésilien croit au but, mais Neuer sort, recule, recale l’angle, et le « crack » flanche. Ballon au-dessus. Le stade, qui hurle d’habitude, pousse un « oh » de frustration. C’est le moment où même les Madridistes sentent que la nuit va être longue.

Le reste, c’est de l’histoire pure : une claquette sur Bellingham en lucarne, un pied opposé à Valverde en deux temps, et cette aura qui fait hésiter chaque tireur. Le vice-capitaine Pavlovic résume : « Ce qu’il a fait ce soir, c’est du délire. Le monde entier a vu qu’à 40 ans il reste notre assurance-vie. »

Fin ou rebond ? le contrat reste blanc

Fin ou rebond ? le contrat reste blanc

Neuer n’a pas tranché sur son avenir. « Je m’amuse, c’est tout », dit-il en zone mixte. Derrière lui, Eberl et les dirigeants bavarois espèrent une prolongation d’un an, histoire de laisser murir Urbig, le dauphin désigné. Car sans lui, difficile d’imaginer le Bayern arracher le quart dans ce fauteuil espagnol.

Prochain rendez-vous : l’Allianz Arena, mardi prochain. Neuer n’a pas dit s’il jouera encore la saison prochaine, mais il a déjà prouvé qu’il pouvait encore fermer la boutique quand l’Europe entière regarde. Le Real l’apprend à ses dépens : l’horloge du « capitaine de bois » tourne encore, et elle sonne l’heure des kings.